Discographie
Il était une fois, dans un studio de Libreville, naissait l’Afro-zouk
Au début des années 80, le studio Mademba de Libreville accueille Jocelye Béroard et Jean-Claude Naimro de Kassav, venus chanter sur mon deuxième album “Jik Jou”. Il faisait suite à l’album “Afrik Mizik” où fut planté le germe de l’afro-zouk.
Sorti en Afrique et aux Antilles, mon premier disque qui comptait trois titres était une fusion entre mon influence caribéenne, ma musique traditionnelle et la musique africaine que je découvris durant les trois années où je vécus entre les Antilles, le Gabon et le Cameroun, terre d’origine de mon époux, qui influença considérablement mon style et insuffla l’afro-zouk. J’avais la chance qu’ Ambroise Voundi, fils du Cameroun et du makossa, travaille au Studio Mademba au Gabon, où des amis artistes de tous pays passaient…
Très bientôt, je vous parlerai de son oeuvre d’ingénieur du son, non seulement au Gabon mais à Paris et aux Antilles où je suis très fière de sa réputation et de son travail. Il présidait déjà la réalisation de “Afrik Mizik” produit par mon ami Tshi-Tshi que je salue, s’il me lit !
Quel bon souvenir que cet enregistrement où un certain Moustique Ambassa, guitariste de génie, a laissé jusqu’à présent sa marque singulière…
Parallèlement à cet album qui reçut aux Antilles un très bon accueil avec notamment le morceau “Konba ké lévé”, nous commençâmes à Libreville l’enregistrement de l’album “Jik Jou”. Profitant de la présence du groupe Kassav de passage au Gabon pour un concert inoubliable, nous invitâmes Jean-Claude Naimro à chanter “Se kon sa man lé i” en duo avec moi. Avec Jocelyne, il nous firent l’amitié de faire les choeurs sur certains morceaux et, plus tard, Jean Claude fut chargé par Tshi-Tshi de superviser l’enregistrement de “Afrik Mizik” à Paris où j’ai posé ma voix.
L’album “Jik Jou” allait sortir quelques temps plus tard, co produit avec Jean Michel Mauriello, le producteur martiniquais qui vient, malheureusement, de nous quitter. Nous avions invité beaucoup d’amis tels Ronald Tulle, Luther François… Ce moment aussi est un très bon souvenir pour l’artiste que je suis, qui a pu exprimer ses émotions à travers des titres écrits spécialement pour moi !
Il me fallut attendre encore quelques années pour que sorte “Renaissance”, qui signa mes retrouvailles avec mon public. Jusque là, j’avais occupé la scène en live, avec des petites formations et aussi avec la troupe d’Emilie Daniel. Vous pouvez d’ailleurs sur ce site découvrir le clip “Annou mayé”, extrait de cet album, où on retrouve aussi les costumes traditionnels d’Emilie Daniel, ma mère, qui en fut la Gardienne du Patrimoine.
L\’amou pa lé mô – Album \”Renaissance\”
Cet album me replongea dans l’ambiance incomparable du studio, où je suis actuellement comme je vous le disais plus haut !
C’est un très bon endroit où être pour moi, le studio. C’est là qu’après avoir contribué à l’émergence d’un style musical qui privilégiait l’Afrique et la rencontre avec elle, je me tourne aujourd’hui vers la biguine de Saint-Pierre et le bèlè de Sainte-Marie, pour vous en offrir, bientôt, la substantifique moelle…






